Socle national petite enfance : ce qu’il faut comprendre
septembre 2026
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Le Socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance, édition septembre 2026, recense ce que les professionnels doivent connaître et savoir faire pour accueillir les jeunes enfants. Les assistantes maternelles à domicile, en MAM et en crèche familiale sont directement concernées.
Pour une assistante maternelle, plusieurs questions se posent : est-ce obligatoire ? Faut-il changer certaines pratiques ? La PMI peut-elle s’appuyer sur ce document ? Et surtout, que faut-il réellement retenir de ses 44 pages ?
Le point essentiel est simple : ce socle n’est pas une nouvelle loi à appliquer point par point et il ne crée pas, à lui seul, de nouvelles sanctions. En revanche, il rassemble dans un document national les connaissances et savoir-faire attendus des professionnels de la petite enfance. La PMI peut notamment s’en servir comme repère.
Sommaire
À quoi sert le socle national petite enfance ?
Le titre exact du document est Socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance.
Son objectif est de préciser ce qu’un professionnel de la petite enfance doit connaître et savoir faire aujourd’hui pour accompagner un jeune enfant : comprendre son développement, respecter ses besoins, communiquer avec ses parents, organiser l’accueil et connaître son cadre professionnel.
Le socle s’intéresse donc à des situations très concrètes : sommeil, alimentation, émotions, attachement, langage, jeu, relation avec les parents, santé, environnement ou prévention de la maltraitance.
Ces principes ne sont pas nouveaux.
Le document rassemble des connaissances et des règles déjà présentes dans plusieurs travaux et textes de référence :
- le rapport Giampino de 2016 et les travaux des 1 000 premiers jours ;
- la conférence de consensus de 2017 sur les besoins fondamentaux de l’enfant ;
- la Convention internationale des droits de l’enfant ;
- l’interdiction des violences éducatives ordinaires ;
- la Charte nationale pour l’accueil du jeune enfant ;
- la définition légale de la maltraitance.
La commande de ce socle fait suite au rapport de l’IGAS d’avril 2023 consacré à la qualité de l’accueil et à la prévention de la maltraitance dans les crèches. Elle a ensuite été étendue à l’ensemble des modes d’accueil, collectifs comme individuels.
Ce rapport de 2023 ne doit pas être confondu avec le rapport IGAS 2025 consacré aux assistantes maternelles. Ce dernier s’intéresse plus précisément à l’accueil individuel, aux conditions d’exercice du métier et à ses évolutions.
Les travaux du socle ont été coordonnés par Jean-Baptiste Frossard, directeur de projet chargé du Service public de la petite enfance, avec l’appui du Dr Nicole Bohic, membre de l’Inspection générale des affaires sociales.
Le comité scientifique réunit notamment Anne-Marie Fontaine, Catherine Gueguen, Héloïse Junier, Pierre Moisset, Josette Serres, Rebecca Shankland et Jaqueline Wendland.
Les assistantes maternelles sont-elles concernées ?
Oui, clairement.
Le document concerne les professionnels qui exercent en établissement d’accueil du jeune enfant, mais aussi les assistants maternels exerçant à leur domicile, en maison d’assistants maternels ou en crèche familiale.
Le socle fait 44 pages. Il est organisé en 5 grands domaines et 16 thématiques : développement de l’enfant, besoins physiologiques, besoins affectifs, langage, handicap, organisation de l’accueil, éveil, relation avec les parents, violences éducatives, cadre professionnel, gestion administrative, entre autres.
Comment lire les 44 pages du socle ?
La construction du document peut prêter à confusion.
Dans chaque thème, il faut d’abord regarder la partie « Pour l’ensemble des professionnels ».
Cette partie concerne aussi les assistantes maternelles.
Sur certains sujets, le document ajoute ensuite des éléments particuliers pour :
- les assistants maternels ;
- les professionnels qui coordonnent l’action éducative ;
- les emplois de direction.
C’est pour cette raison qu’il existe finalement peu de paragraphes portant uniquement la mention « assistants maternels ».
Cela ne veut surtout pas dire que seules ces quelques lignes concernent les assistantes maternelles.
La majorité des connaissances sur l’enfant, ses besoins, le sommeil, le jeu ou la relation avec les parents est commune à tous les professionnels.
Les parties spécifiques sont simplement plus nombreuses pour les postes de coordination et de direction, car le document traite aussi de l’organisation des équipes et des établissements collectifs.
Pour lire le socle du point de vue de l’accueil individuel, une méthode simple suffit :
- lire ce qui est prévu pour l’ensemble des professionnels ;
- repérer ensuite les passages spécifiquement consacrés aux assistants maternels.
Le socle prend donc bien en compte l’accueil individuel. En revanche, il explique davantage ce qu’il faut connaître que la manière de l’appliquer concrètement dans un domicile.
Un principe peut sembler simple sur le papier. Dans la réalité, une assistante maternelle doit parfois respecter plusieurs rythmes de sommeil, organiser les repas, accueillir des enfants d’âges différents, prévoir les sorties et maintenir un cadre professionnel dans un lieu qui reste aussi son domicile.
C’est là que la professionnelle doit adapter les grands principes à la réalité de son accueil.
Ce que le socle attend concrètement
Deux passages concernent particulièrement les assistantes maternelles.
À la page 35, le socle demande aux assistants maternels de :
« Connaître le cadre institutionnel, partenarial, réglementaire et conventionnel propre à l’accueil individuel, à domicile ou en exercice regroupé. »
La formulation est très administrative.
Concrètement, cela signifie connaître les règles qui encadrent son métier et savoir vers qui se tourner selon les situations.
Cela concerne notamment l’agrément, le cadre de l’accueil individuel, la convention collective, le contrat de travail et les différents interlocuteurs comme la PMI ou le relais petite enfance.
Le deuxième passage important se trouve à la page 41.
Cette partie s’applique « uniquement aux assistants maternels et non aux professionnels des autres modes d’accueil ».
Cette fois, le document devient très concret.
Il demande notamment de savoir :
- connaître la législation et les droits liés à l’accueil individuel ;
- connaître les conventions collectives et le rôle du contrat de travail ;
- rédiger le projet d’accueil ;
- rédiger le contrat de travail avec les parents employeurs ;
- élaborer un planning d’accueil mensuel prévisionnel et réel.
Autrement dit, le socle ne parle pas uniquement du développement de l’enfant.
Il reconnaît aussi comme des compétences professionnelles le fait de préparer son projet d’accueil, connaître son contrat et organiser les temps d’accueil.
Pour approfondir ce point, le dossier consacré au projet d’accueil de l’assistante maternelle explique son rôle, son contenu et la façon de le construire.
Les 5 domaines du socle national
Le document est organisé autour de cinq grands domaines.
Connaître les besoins de l’enfant
Cette première partie concerne le développement du jeune enfant, son sommeil, son alimentation, ses besoins affectifs et relationnels, son attachement, ses émotions, son langage et son développement moteur.
Le socle demande également aux professionnels de questionner certaines idées reçues sur le jeune enfant à la lumière des connaissances actuelles.
Le document cite notamment :
- le caprice ;
- l’enfant tyrannique ;
- la provocation ;
- l’apprentissage à la séparation ;
- l’habituation aux bras ;
- l’angoisse du 8e mois.
L’objectif n’est pas de juger les pratiques professionnelles ou les habitudes des familles.
Il s’agit plutôt de vérifier si certaines explications longtemps utilisées correspondent encore aux connaissances actuelles sur le développement du jeune enfant.
Par exemple, lorsqu’un enfant réclame beaucoup les bras, pleure au moment d’une séparation ou s’oppose fortement à une consigne, le socle invite à ne pas s’arrêter immédiatement à une interprétation comme « il fait un caprice » ou « il provoque ».
Son âge, son développement, ses besoins affectifs et la situation doivent aussi être pris en compte.
Concrètement : cela concerne des situations rencontrées tous les jours par une assistante maternelle. Un bébé qui réclame beaucoup les bras, un enfant qui mord, un autre qui refuse de dormir ou qui pleure au départ de son parent.
L’idée est d’abord de chercher ce que l’enfant vit et ce dont il a besoin, avant de donner une intention à son comportement.
Organiser l’accueil des enfants
Cette partie concerne l’environnement proposé aux enfants, le jeu, l’exploration, les activités et l’autonomie.
Dans l’accueil individuel, cela touche directement l’organisation des espaces, les jeux proposés, la place du jeu libre, les sorties, les temps calmes et le rythme de la journée.
Concrètement : le socle ne demande pas de proposer toujours plus d’activités.
Il invite surtout à se demander si l’environnement permet à chaque enfant de bouger, jouer, explorer, se reposer et gagner progressivement en autonomie, selon son âge et ses besoins.
Accueillir les parents et la famille
Le socle accorde une place importante à la relation avec les parents.
Une assistante maternelle accueille un enfant, mais travaille également avec sa famille.
Cela suppose de transmettre les informations importantes, entendre les inquiétudes des parents, respecter leur place et expliquer son propre cadre professionnel.
La prévention de la maltraitance et des violences éducatives ordinaires fait également partie des sujets abordés.
Concrètement : cela concerne les transmissions du matin et du soir, les désaccords avec les parents, la façon de poser ses limites professionnelles ou encore la manière d’aborder une difficulté concernant l’enfant.
Comprendre son cadre professionnel
Cette partie concerne les règles du métier, les institutions de la petite enfance, les responsabilités professionnelles et les différents partenaires.
C’est ici que le socle demande spécifiquement aux assistants maternels de connaître le cadre propre à l’accueil individuel.
Concrètement : une assistante maternelle doit pouvoir savoir ce qui relève de la PMI, du contrat de travail, de la convention collective, des parents employeurs ou de sa propre organisation professionnelle.
L’objectif n’est pas de connaître chaque texte par cœur, mais de savoir quelles règles s’appliquent et où chercher une information fiable lorsqu’une situation se présente.
Organiser son activité professionnelle
Le dernier domaine concerne l’organisation du travail et la gestion administrative.
Pour les assistantes maternelles, il comprend des éléments très concrets : projet d’accueil, contrat de travail et planning mensuel.
Concrètement : accueillir des enfants ne constitue qu’une partie du métier. Il faut aussi cadrer la relation avec les parents employeurs, prévoir les accueils, tenir ses documents professionnels à jour et savoir expliquer son fonctionnement.
Le socle reconnaît donc clairement cette dimension administrative et professionnelle de l’accueil individuel.
Charte, référentiel et socle : les différences
Trois documents nationaux sont régulièrement cités lorsqu’il est question de qualité d’accueil du jeune enfant.
Ils sont liés, mais ils n’ont pas le même rôle.
| Document | À quoi sert-il ? |
|---|---|
| Charte nationale pour l’accueil du jeune enfant | Elle pose les grands principes qui doivent guider l’accueil des jeunes enfants. |
| Référentiel national de qualité d’accueil | Il décrit les pratiques professionnelles qui favorisent un accueil de qualité. |
| Socle national de connaissances et de savoir-faire | Il précise les connaissances et savoir-faire nécessaires pour comprendre et appliquer ces pratiques. |
Elle pose les grands principes qui doivent guider l’accueil des jeunes enfants.
Il décrit les pratiques professionnelles qui favorisent un accueil de qualité.
Il précise les connaissances et savoir-faire nécessaires pour comprendre et appliquer ces pratiques.
Quelle différence entre le socle et le référentiel petite enfance ?
La différence peut être résumée simplement :
le référentiel parle surtout des pratiques. Le socle parle surtout des connaissances nécessaires derrière ces pratiques.
Pour une assistante maternelle, le Référentiel national de qualité d’accueil permet donc surtout de comprendre comment proposer un accueil de qualité au quotidien.
Le socle permet davantage de comprendre ce qu’il faut connaître pour pouvoir expliquer et mettre en œuvre ces pratiques.
Le sommeil permet de bien voir la différence.
Le référentiel donne des repères sur la manière de respecter le rythme de l’enfant et d’organiser son sommeil dans de bonnes conditions.
Le socle demande de comprendre ce qui se trouve derrière ces recommandations : les besoins physiologiques du jeune enfant, son développement, ses rythmes de sommeil ou ses signes de fatigue.
Les deux documents sont donc utiles, mais pas pour exactement la même chose.
Pour aller plus loin, le Référentiel national de qualité d’accueil du jeune enfant expliqué aux assistantes maternelles détaille ses principales recommandations et leur traduction dans l’accueil individuel.
Le socle est-il obligatoire pour une assistante maternelle ?
Non.
Le document indique qu’il est non opposable.
Cette expression administrative mérite une traduction simple :
le socle n’est pas une nouvelle loi à appliquer point par point.
Une assistante maternelle ne peut pas être sanctionnée simplement parce qu’elle ne suit pas mot pour mot tout ce qui est écrit dans ces 44 pages.
Les règles déjà obligatoires continuent de s’appliquer : agrément, sécurité, contrat de travail, convention collective et autres règles propres à l’accueil individuel.
Le socle ne crée pas non plus de nouvelle formation obligatoire pour les assistantes maternelles. Les 120 heures de formation actuellement prévues restent inchangées : 80 heures avant le premier accueil, puis 40 heures dans les trois ans suivant l’accueil du premier enfant. Leur contenu aborde déjà une grande partie des thèmes du socle, notamment les besoins et le développement de l’enfant, sa santé et sa sécurité, la relation avec l’enfant et sa famille ainsi que le cadre professionnel. Le socle pourra progressivement servir de repère pour faire évoluer les contenus de formation et les certifications, sans créer de nouvelle obligation à ce jour. Pour retrouver le fonctionnement actuel, consultez la formation obligatoire des assistantes maternelles .
En revanche, le socle peut servir de repère professionnel à la PMI, à la CAF, aux départements ou aux services de l’État.
La PMI peut donc s’appuyer dessus pour échanger sur une pratique, demander pourquoi un choix a été fait ou vérifier que certaines connaissances sont maîtrisées.
Cela ne transforme pas chaque phrase du socle en obligation.
Pour mieux comprendre les sujets susceptibles d’être abordés avec les services départementaux, l’article consacré à l’entretien PMI et à la préparation de l’agrément permet d’aller plus loin.
Ce qui change, ce qui ne change pas
La publication du socle peut donner l’impression qu’une nouvelle série de règles vient d’arriver.
Ce n’est pas le cas.
Ce qui ne change pas
- Le socle ne crée pas une nouvelle loi.
- Il ne crée pas, à lui seul, de nouvelle sanction.
- Sa publication ne change pas, à elle seule, les règles de l’agrément ni les diplômes.
- Une pratique déjà adaptée, professionnelle et conforme aux règles n’a pas à être abandonnée simplement parce que le socle est publié.
Ce qui change
- Il existe maintenant un même document national pour tous les professionnels de la petite enfance.
- La PMI, la CAF, les départements et les services de l’État peuvent s’en servir comme repère.
- Certaines compétences des assistants maternels sont clairement nommées, notamment connaître leur cadre professionnel, rédiger leur projet d’accueil, établir le contrat de travail et organiser leur planning d’accueil.
- Il devient donc utile de pouvoir expliquer simplement pourquoi l’accueil est organisé de telle manière.
En résumé :
le socle n’ajoute pas une nouvelle couche de réglementation. Il rend plus visibles les connaissances professionnelles qui doivent se trouver derrière les pratiques quotidiennes.
Comment appliquer le socle dans l’accueil individuel ?
Il n’est pas nécessaire d’apprendre les 44 pages par cœur.
Le plus utile est de s’en servir pour regarder ses pratiques avec un peu de recul.
Quelques questions peuvent aider :
- Quel besoin de l’enfant cette pratique cherche-t-elle à respecter ?
- Est-elle adaptée à son âge et à son développement ?
- Pourquoi cette organisation a-t-elle été choisie ?
- Peut-elle être expliquée simplement aux parents ou à la PMI ?
Le sommeil donne un bon exemple.
Le socle apporte des connaissances sur les besoins du jeune enfant. L’assistante maternelle doit ensuite les adapter à sa réalité : nombre d’enfants présents, âges, pièces disponibles, horaires, habitudes de sommeil et règles de sécurité.
Même logique pour le jeu libre, les repas, les sorties, la période de familiarisation ou les transmissions.
Le socle donne des repères. La professionnelle doit ensuite trouver comment les appliquer dans son propre accueil.
Le projet d’accueil peut justement aider à mettre ces choix par écrit.
Le socle cite explicitement la capacité à rédiger le projet d’accueil parmi les savoir-faire attendus des assistants maternels.
Ce document permet d’expliquer son fonctionnement : sommeil, repas, jeu, activités, sorties, familiarisation, relation avec les parents et cadre professionnel.
Pour aller plus loin sur ce point, l’article consacré au projet d’accueil de l’assistante maternelle explique à quoi il sert, ce qu’il peut contenir et comment le construire pour qu’il corresponde réellement à son fonctionnement.
L’intérêt du socle se trouve finalement ici.
Accompagner un enfant qui pleure, organiser plusieurs siestes, poser une limite, répondre à un parent ou aménager un espace peut sembler faire simplement partie du quotidien.
Pourtant, derrière ces gestes se trouvent des connaissances sur le développement de l’enfant, des règles professionnelles et des choix réfléchis.
Le socle met des mots sur une partie du travail professionnel qui reste souvent invisible dans l’accueil individuel.
Pour consulter le document dans son intégralité, le Socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance est disponible gratuitement en PDF sur le site du ministère.
Comprendre les textes, c’est une chose. Savoir les appliquer au quotidien en est une autre.
Le Grand Guide de l’Assistante Maternelle, de l’agrément au quotidien rassemble en un seul ouvrage les repères essentiels du métier : réglementation, développement de l’enfant, contrat de travail, relation avec les parents et organisation de l’accueil.
Des réponses à vos questions
FAQ
Qu’est-ce que le Socle national de connaissances petite enfance ?
Le Socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance est un document d’édition septembre 2026. Il rassemble les connaissances et savoir-faire attendus des professionnels qui accueillent de jeunes enfants.
Les assistantes maternelles sont-elles concernées ?
Oui. Le document concerne explicitement les assistants maternels exerçant à domicile, en maison d’assistants maternels et en crèche familiale. Les parties prévues pour l’ensemble des professionnels de la petite enfance les concernent également.
Le socle national est-il obligatoire ?
Non. Le socle est non opposable. En clair, ce n’est pas une nouvelle loi à appliquer point par point et il ne crée pas, à lui seul, de nouvelle sanction.
Il peut en revanche servir de repère à la PMI, aux CAF, aux départements et aux services de l’État.
La PMI peut-elle utiliser le socle lors d’une visite ?
Oui. Le document prévoit qu’il puisse servir de repère aux services de PMI.
Une professionnelle de PMI peut donc s’y référer pour échanger sur les connaissances ou les pratiques d’une assistante maternelle. Cela ne signifie pas que chaque phrase du socle devient une obligation.
Qu’est-ce qui change concrètement pour les assistantes maternelles ?
Les règles de l’agrément ne changent pas à cause du socle.
En revanche, il existe désormais un document national qui rassemble les connaissances et savoir-faire attendus. Certaines compétences de l’accueil individuel sont également clairement citées, comme le projet d’accueil, le contrat de travail et le planning mensuel.
Le projet d’accueil devient-il obligatoire avec le socle ?
Non, pas à cause du socle seul.
Le document cite la rédaction du projet d’accueil parmi les savoir-faire attendus des assistants maternels, mais comme il est non opposable, cette mention ne crée pas à elle seule une nouvelle obligation générale de posséder un projet d’accueil.
Quelle différence entre le socle et le référentiel qualité ?
Le référentiel décrit surtout les pratiques favorables à un accueil de qualité. Le socle précise davantage les connaissances et savoir-faire nécessaires pour comprendre ces pratiques et les appliquer.
Où trouver le Socle national petite enfance ?
Le document officiel est disponible gratuitement sur le site du ministère chargé des Solidarités sous le titre Socle national de connaissances et de savoir-faire communs des professionnels de la petite enfance, édition septembre 2026.
Le socle impose-t-il une nouvelle formation aux assistantes maternelles ?
Non. Le socle ne crée aucune nouvelle formation obligatoire et ne modifie pas les 120 heures actuellement prévues pour les assistantes maternelles. Cette formation couvre déjà une grande partie des connaissances abordées dans le socle. Pour connaître son contenu et son organisation, consultez la formation obligatoire des assistantes maternelles.

