Aménagement du logement pour assistante maternelle : que vérifie la PMI ?
Mise à jour : octobre 2026
Déjà vu 441 fois
Pour aménager son logement avant la visite de la PMI, une future assistante maternelle doit sécuriser les escaliers, fenêtres et équipements dangereux, prévoir des espaces adaptés aux jeux, aux repas, au change et au sommeil, et vérifier les risques éventuels à l’extérieur. La PMI évalue également l’organisation générale du domicile.
Il n’est pas nécessaire de transformer sa maison en crèche. L’essentiel est de pouvoir accueillir les enfants dans un environnement sûr, adapté à leur âge et à leurs besoins.
Faut-il une salle de jeux ? Une chambre pour chaque enfant ? Des barrières à tous les escaliers ? Voici les principaux points à vérifier, pièce par pièce, pour préparer son logement à la visite d’évaluation.
L’aménagement du domicile constitue une étape du parcours présenté dans le guide comment devenir assistante maternelle.
Sommaire
Quelles normes pour la maison d'une assistante maternelle ?
Les conditions d’accueil au domicile sont évaluées à partir du référentiel national de l’agrément des assistants maternels, inscrit à l’annexe 4-8 du Code de l’action sociale et des familles (CASF).
Ce texte prévoit notamment que le logement doit être propre, clair, aéré, sain, correctement chauffé et disposer d’un espace suffisant pour les activités quotidiennes des enfants.
La PMI vérifie que les conditions d’accueil permettent de garantir leur santé, leur sécurité et leur épanouissement, en tenant compte de leur nombre et de leur âge.
Il faut toutefois distinguer les règles nationales des aménagements demandés lors d’une visite.
Le référentiel est commun à tous les départements. En revanche, les protections nécessaires peuvent varier selon les risques présents dans chaque logement.
Une maison avec un escalier ouvert, un appartement en étage ou un logement de plain-pied ne nécessitent pas forcément les mêmes installations.
Les demandes d’aménagement doivent rester adaptées aux risques et proportionnées à la protection des enfants.
Source : annexe 4-8 du CASF, référentiel national d’agrément.
Sécurité de la maison d'une assistante maternelle
La prévention des accidents domestiques est l’un des principaux points examinés lors de la visite PMI.
Il ne s’agit pas d’installer des équipements de sécurité partout, mais d’identifier les dangers auxquels les jeunes enfants pourraient être exposés et de prévoir des protections adaptées.
Les escaliers et les différences de niveau
Les escaliers accessibles aux enfants doivent être sécurisés pour prévenir les risques de chute.
Lorsqu’un enfant peut accéder au haut et au bas d’un escalier, il est recommandé d’installer une barrière de sécurité à chaque extrémité. Celle du haut évite les chutes dans l’escalier, tandis que celle du bas empêche les jeunes enfants d’y grimper seuls.
Les barrières doivent être adaptées à leur emplacement, solidement installées et conformes aux exigences de sécurité applicables. Il est notamment important de choisir un modèle adapté au haut d’un escalier.
La rampe et le garde-corps doivent également être examinés. Des barreaux horizontaux peuvent servir d’appui pour grimper, tandis qu’un espacement trop important entre les barreaux présente un risque de passage ou de coincement.
Selon la configuration, une protection complémentaire peut être envisagée, par exemple un panneau rigide transparent de type plexiglas, correctement fixé et adapté à cet usage. Un filet de protection ne doit être utilisé que s’il offre une sécurité suffisante et ne présente pas de risque de déformation, de coincement ou d’escalade.
Dans certaines maisons, l’escalier donne directement sur le salon. Dans d’autres, il se trouve derrière une porte qui peut rester fermée et en empêcher effectivement l’accès. Les aménagements nécessaires dépendent donc aussi de la configuration du logement.
L’objectif reste d’empêcher un enfant d’accéder seul à un escalier dangereux ou de franchir ses protections.
Les prises électriques et les appareils de chauffage
Les prises accessibles doivent être sécurisées. Les prises récentes dotées d’obturateurs peuvent déjà assurer cette protection, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter systématiquement des cache-prises.
Les fils électriques, rallonges et multiprises doivent également être placés de manière à éviter les risques.
Les poêles, cheminées, radiateurs et autres appareils chauffants nécessitent une attention particulière lorsqu’ils sont accessibles aux enfants.
La PMI vérifie aussi la prévention des risques d’intoxication au monoxyde de carbone. Le référentiel prévoit la présentation des certificats d’entretien annuel des appareils fixes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire concernés.
Le logement doit également être équipé d’un détecteur de fumée conforme à la réglementation applicable aux habitations.
Les produits ménagers, médicaments et petits objets
Les produits d’entretien, médicaments et autres substances dangereuses doivent rester hors de la vue et de la portée des enfants.
Un rangement en hauteur réellement inaccessible, un placard fermé à clé ou un système de verrouillage adapté peuvent être utilisés.
Il faut aussi penser aux petits objets du quotidien : piles boutons, bijoux, ciseaux, cordons ou éléments susceptibles d’être avalés.
Dans un logement familial, certains dangers peuvent apparaître au cours de la journée. Un sac à main posé sur une chaise, de petits jouets laissés par les enfants de la famille ou un médicament oublié sur un meuble peuvent rapidement devenir accessibles.
La sécurisation du logement doit donc rester efficace pendant toute la durée de l’accueil.
Pour comprendre les autres points susceptibles d’être examinés au cours de l’exercice professionnel, voir également l’article consacré au contrôle PMI de l’assistante maternelle.
Les fenêtres et les balcons
Les fenêtres, portes-fenêtres et balcons doivent être examinés en tenant compte des risques de chute.
Une fenêtre située derrière un canapé peut, par exemple, devenir facilement accessible à un enfant qui commence à grimper.
Il convient de vérifier les garde-corps, les systèmes d’ouverture et la présence de meubles permettant d’atteindre une fenêtre.
Des dispositifs limitant l’ouverture peuvent être nécessaires selon la configuration.
Affiche gratuite : les numéros d'urgence à avoir sous la main
Il est recommandé d’afficher les coordonnées des secours dans un endroit visible et facilement accessible pendant l’accueil.
Les Essentiels de Julie proposent une affiche gratuite à imprimer : SAMU, pompiers, police, 112, 114, un espace pour le centre antipoison de sa région et l’adresse du lieu d’accueil à compléter.
Téléchargez votre affiche gratuitement
Les coordonnées des parents et de la PMI sont à afficher à côté.
Comment aménager le salon d'une assistante maternelle ?
L’aménagement du salon est une question fréquente chez les futures assistantes maternelles, notamment lorsque le logement ne possède pas de salle de jeux indépendante.
Une salle de jeux dédiée n’est pas obligatoire. Un espace aménagé dans le salon peut convenir, à condition de permettre aux enfants de jouer et de se déplacer en sécurité.
Organiser un coin jeux dans une pièce de vie
Un coin jeux n’a pas besoin d’être très grand ni équipé de mobilier professionnel coûteux.
Un tapis adapté aux jeux au sol, un meuble bas stable et quelques rangements accessibles peuvent permettre d’organiser un espace fonctionnel.
L’essentiel est de vérifier que :
-
Les enfants disposent de suffisamment de place pour jouer et se déplacer.
-
Les meubles et rangements sont stables.
-
Les jouets correspondent à leur âge.
-
La surveillance reste possible depuis les espaces utilisés par l’adulte.
Un coin jeux installé derrière un meuble imposant, par exemple, peut compliquer la surveillance.
L’organisation doit également permettre aux enfants de circuler sans obstacles dangereux.
Les espaces peuvent être organisés en différents coins d’activités, sans pour autant imposer aux enfants de passer d’un jeu à un autre. Cette organisation peut notamment favoriser le jeu libre et les initiatives des jeunes enfants.
Faut-il aménager une salle de jeux spéciale ?
Non. La réglementation nationale n’impose pas une pièce exclusivement réservée aux jeux.
Un salon, une chambre ou une autre pièce peuvent être utilisés si leur configuration permet de répondre aux besoins des enfants accueillis.
Une salle de jeux indépendante peut faciliter le rangement et séparer davantage les espaces familiaux des espaces professionnels. Mais elle n’est pas nécessairement plus adaptée qu’un salon bien organisé.
Ce qui compte, c’est la qualité de l’aménagement et la possibilité de surveiller les enfants.
Faut-il remplacer les meubles du salon ?
Il n’est pas nécessaire de renouveler tout son mobilier.
Certains éléments peuvent toutefois nécessiter une adaptation, notamment les meubles instables, les bibliothèques pouvant basculer ou les installations qui permettent aux enfants de grimper vers une zone dangereuse.
Une réorganisation des meubles suffit parfois à libérer de l’espace et à améliorer la sécurité.
Retour d'expérience : ma salle de jeux
Pendant mes années d’assistante maternelle, j’avais aménagé une salle de jeux dédiée. Elle permettait aux enfants de profiter de différents espaces adaptés à leurs besoins : un coin lecture confortable, une petite cuisine, des rangements accessibles et une table à leur hauteur.
Cette organisation favorisait leur autonomie tout en me permettant de garder une vue d’ensemble sur leurs activités.
La pièce avait aussi un avantage pour notre vie de famille : les jouets et le matériel d’accueil ne prenaient pas toute la place dans les espaces communs. Même sans salle dédiée, il est possible de retrouver cet équilibre en prévoyant des rangements fermés et un espace qui redevient familial après le départ des enfants.
Julie Questel
Créer des petits espaces pour favoriser le jeu libre
Que l’accueil se déroule dans un salon ou dans une salle de jeux, organiser plusieurs petits espaces peut aider les enfants à choisir leurs activités et à jouer de manière autonome.
L’objectif n’est pas de multiplier les jouets ni de reproduire l’aménagement d’une crèche. Il s’agit plutôt de proposer quelques espaces facilement identifiables, avec du matériel adapté à l’âge des enfants et accessible en toute sécurité.
Cette organisation favorise le jeu libre, pendant lequel l’enfant choisit lui-même ce qu’il souhaite faire, explore le matériel et invente ses propres jeux, sans consigne imposée.
Plusieurs espaces peuvent être envisagés.
Un coin cuisine et jeux d’imitation
Une petite cuisine, quelques accessoires de dînette, des poupées ou du matériel permettant de reproduire les gestes du quotidien peuvent être regroupés dans un même espace.
Les enfants peuvent ainsi préparer un repas imaginaire, s’occuper d’un poupon ou rejouer des situations qu’ils observent dans leur environnement.
Le matériel doit rester adapté à leur âge, notamment en ce qui concerne les petits accessoires susceptibles d’être avalés.
Un coin lecture accessible aux enfants
Quelques livres disposés sur une étagère basse, accompagnés d’un tapis ou de coussins confortables, permettent de créer un espace calme.
L’enfant peut choisir un livre, le feuilleter, observer les images ou s’installer pour un moment de lecture avec l’adulte.
Les livres gagnent à être placés à sa hauteur pour qu’il puisse les prendre et les ranger lui-même, selon ses capacités.
Il n’est pas nécessaire de proposer toute la bibliothèque en permanence. Une sélection régulièrement renouvelée peut suffire.
Un coin dessin et activités créatives
Une petite table adaptée à la taille des enfants, un tableau ou un espace permettant de dessiner peuvent compléter l’aménagement.
Lorsque le matériel est adapté et proposé sous surveillance, les enfants peuvent explorer librement les couleurs, les traces et les gestes graphiques.
Le dessin peut ainsi trouver sa place dans les temps de jeu libre, sans qu’il soit nécessaire de proposer systématiquement un modèle ou une réalisation attendue.
Ces différents espaces ne sont pas indispensables et n’ont pas besoin d’être installés dans des pièces séparées. Ils peuvent évoluer selon l’âge des enfants, leurs intérêts et la place disponible.
L’important est de conserver une circulation suffisante et de pouvoir surveiller les enfants dans l’ensemble de l’espace.
Pour approfondir cette approche, l’article consacré au jeu libre chez l’enfant explique ses bienfaits, la place de l’adulte et la manière de proposer un environnement qui favorise l’autonomie.
Faut-il remplacer les meubles du salon ?
Il n’est pas nécessaire de renouveler tout son mobilier.
Certains éléments peuvent toutefois nécessiter une adaptation, notamment les meubles instables, les bibliothèques pouvant basculer ou les installations qui permettent aux enfants de grimper vers une zone dangereuse.
Une réorganisation des meubles suffit parfois à libérer de l’espace et à améliorer la sécurité.
Concilier accueil des enfants et vie de famille
Lorsqu’on aménage son logement pour devenir assistante maternelle, la priorité est naturellement de créer un environnement sécurisé et adapté aux besoins des enfants accueillis. Mais un autre aspect mérite d’être anticipé : le logement reste aussi le lieu de vie de toute la famille.
La place occupée par les jouets, les lits et le matériel de puériculture peut devenir une difficulté au quotidien. Les membres de la famille peuvent finir par avoir le sentiment de vivre en permanence dans un espace professionnel.
Il est donc important de réfléchir dès le départ à l’organisation des espaces, y compris en dehors des heures d’accueil.
Des étagères fermées, des meubles avec portes, des paniers de rangement ou des solutions permettant de dissimuler les jouets peuvent aider à retrouver un véritable espace familial en fin de journée.
Un aménagement réussi doit répondre aux besoins des enfants accueillis, sans faire oublier ceux de la famille qui vit dans le logement.
Cette réflexion permet également d’éviter certains achats inutiles et de privilégier du mobilier adapté à un usage à la fois familial et professionnel.
Couchage : quelles exigences de la PMI ?
Le sommeil des jeunes enfants fait l’objet d’une attention particulière pendant la visite du logement.
La PMI vérifie que les espaces et les équipements sont adaptés à leur âge, à leurs besoins et à leur sécurité.
Faut-il une chambre par enfant ?
Non, aucune règle nationale n’impose une chambre individuelle pour chaque enfant accueilli.
Plusieurs enfants peuvent dormir dans une même pièce si les conditions de sécurité, d’espace et de surveillance sont adaptées.
La PMI évalue notamment l’organisation des couchages et la possibilité de respecter les besoins de sommeil de chacun.
Un bébé qui dort plusieurs fois dans la journée et un enfant de trois ans qui ne fait plus qu’une sieste peuvent avoir des rythmes différents.
L’aménagement doit permettre de tenir compte de ces besoins.
Quels lits peut-on utiliser ?
Les lits doivent être adaptés à l’âge des enfants, en bon état et conformes aux exigences de sécurité applicables.
Pour les nourrissons, les recommandations de couchage sécurisé prévoient notamment :
- Un couchage sur le dos, sur un matelas ferme et adapté au lit.
- Une gigoteuse de taille appropriée.
- L’absence d’oreiller, de couverture et de tour de lit.
- Un lit sans peluches ni objets mous pendant le sommeil.
Les lits parapluie ne font pas l’objet d’une interdiction générale dans la réglementation nationale applicable aux assistantes maternelles.
Pourtant, dans la pratique, certaines PMI sont plus restrictives et refusent leur utilisation pour le couchage quotidien. Elles s’appuient notamment sur le fait que le lit parapluie est généralement considéré comme un couchage d’appoint.
Cette différence entre les départements peut être difficile à comprendre pour les assistantes maternelles, puisque le référentiel d’agrément est national. Si les règles sont communes, leur application peut varier selon les services départementaux de PMI.
Ces restrictions sont notamment motivées par des préoccupations de sécurité. L’ajout d’un matelas supplémentaire dans un lit parapluie présente un risque de coincement et d’étouffement pour le bébé. Il est donc essentiel de respecter les consignes du fabricant et de ne jamais ajouter de matelas.
Avant tout achat, il est préférable de se renseigner auprès de la PMI de son département sur les équipements acceptés pour un couchage quotidien.
Sources : Santé publique France, Le sommeil de bébé et Éviter les accidents domestiques des enfants, site 1000 premiers jours.
Peut-on utiliser une chambre familiale ?
Une chambre utilisée par la famille peut également accueillir les enfants pour les siestes si elle est adaptée et sécurisée.
Les meubles, fenêtres, rangements et objets personnels doivent être vérifiés.
Les médicaments, cosmétiques, petits accessoires et autres objets dangereux doivent être inaccessibles.
L’espace doit également permettre d’organiser les couchages et la surveillance dans de bonnes conditions.
Aménagement des pièces : repas, change et hygiène
L’aménagement du logement ne doit pas seulement être pensé en fonction du matériel à installer. Chaque choix doit être réfléchi en fonction des situations réelles du quotidien, notamment lorsque plusieurs enfants sont accueillis en même temps.
L’emplacement des équipements, la circulation entre les pièces et la possibilité de surveiller les enfants pendant les soins ou les repas sont autant d’éléments à anticiper.
Organiser les repas
Une cuisine ou une salle à manger familiale peut tout à fait convenir.
Les enfants doivent disposer d’équipements adaptés à leur âge : chaise haute conforme et utilisée correctement, rehausseur approprié ou petite table selon leurs capacités.
Au-delà du matériel, l’organisation doit permettre de préparer les repas sans perdre les enfants de vue. Un espace de jeux sécurisé et visible depuis la cuisine peut, par exemple, permettre aux enfants de jouer pendant la préparation. Selon leur âge, certains peuvent également être installés à proximité, dans un équipement adapté, sans être exposés aux dangers de la cuisine.
Les plaques de cuisson, casseroles chaudes, ustensiles coupants et produits dangereux doivent rester inaccessibles.
Prévoir un espace pour le change
Une table à langer n’est pas obligatoire. Le change peut également être effectué au sol, sur une surface adaptée, dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité.
L’emplacement doit surtout être réfléchi en fonction de l’organisation quotidienne, notamment lorsque plusieurs enfants sont accueillis en même temps.
Un espace de change situé à proximité de la pièce de vie, avec une vue dégagée sur les autres enfants, peut faciliter leur surveillance.
Il faut également anticiper les situations imprévues. Lorsqu’un bébé a des selles qui débordent de sa couche, par exemple, un simple paquet de lingettes ne suffit pas toujours. Un accès facile à un point d’eau permet de réaliser les soins d’hygiène nécessaires dans de bonnes conditions.
Si la salle de bains est éloignée de l’espace de jeux, l’organisation doit permettre de répondre à ce type de situation sans laisser les autres enfants sans surveillance.
Le matériel nécessaire au change doit être préparé et rester à portée de main de l’adulte. Lorsqu’une table à langer est utilisée, l’enfant ne doit jamais être laissé seul sur cette surface, même quelques secondes.
Les produits de soin et les médicaments doivent rester inaccessibles aux enfants.
L’essentiel n’est donc pas de posséder une pièce spécialement équipée, mais de prévoir un espace fonctionnel et une organisation adaptée aux situations réelles de l’accueil.
Propreté et aération du logement
Le référentiel national prévoit un logement propre, sain, clair, aéré et correctement chauffé.
Cela ne signifie pas que la maison doit être parfaitement rangée en permanence ou débarrassée de tous ses objets personnels.
L’essentiel est de pouvoir maintenir de bonnes conditions d’hygiène tout au long de la journée, avec des espaces faciles à entretenir, des produits ménagers rangés en sécurité et une aération adaptée.
Jardin et extérieur : quelles protections prévoir ?
Il n’est pas obligatoire de posséder un jardin pour devenir assistante maternelle.
En revanche, lorsqu’un espace extérieur est accessible aux enfants, il doit présenter des conditions de sécurité adaptées.
Clôtures, portails et dangers extérieurs
La PMI évalue les risques liés à l’environnement du domicile : proximité d’une route, portail, escalier extérieur, puits, bassin ou différence de niveau.
Un jardin donnant directement sur la rue nécessite par exemple une attention particulière aux possibilités de sortie des enfants.
Les outils de jardinage, produits dangereux et équipements instables doivent être rendus inaccessibles.
Certaines plantes, comme le laurier-rose ou le muguet, présentent également un risque d’intoxication et doivent être tenues hors de portée.
Piscines et points d’eau
La présence d’une piscine nécessite des mesures de sécurité particulières.
Le référentiel national prévoit la prise en compte des dispositifs de sécurité normalisés obligatoires pour les piscines concernées, notamment les piscines non closes dont le bassin est totalement ou partiellement enterré.
Les piscines hors sol font également l’objet d’une évaluation des risques.
Les mesures de protection doivent être adaptées à l’installation et empêcher l’accès dangereux des enfants.
Les petits bassins, récupérateurs d’eau et autres points d’eau doivent aussi être examinés.
Même une faible profondeur d’eau peut représenter un risque de noyade pour un jeune enfant.
Source : annexe 4-8 du CASF, sécurité des abords du lieu d’accueil.
Animaux et tabac : que vérifie la PMI ?
Peut-on avoir des animaux ?
La présence d’un chien, d’un chat ou d’un autre animal de compagnie n’empêche pas automatiquement l’obtention de l’agrément.
La PMI vérifie que les conditions de sécurité sont réunies et que l’organisation permet de protéger les enfants.
Le référentiel national précise qu’un enfant ne doit jamais rester seul avec un animal.
Il faut donc pouvoir maintenir l’animal à distance des enfants lorsque cela est nécessaire.
Les parents doivent également être informés de la présence ou de l’acquisition d’animaux présents pendant l’accueil.
Une attention particulière concerne les animaux susceptibles d’être dangereux, notamment les chiens des catégories 1 et 2 mentionnés dans le référentiel.
Et si une personne fume au domicile ?
Le référentiel prend en compte les risques liés au tabagisme des personnes vivant au domicile et présentes durant l’accueil.
Les jeunes enfants ne doivent pas être exposés à la fumée de tabac.
L’organisation du logement doit permettre d’assurer un environnement sain pendant les heures d’accueil, y compris lorsque d’autres adultes vivent au domicile.
Quelle surface pour un logement d'assistante maternelle ?
Il n’existe pas de surface minimale nationale fixée en mètres carrés pour exercer comme assistante maternelle à domicile.
La PMI évalue l’espace disponible en fonction du nombre d’enfants, de leur âge et de l’organisation des différentes pièces.
Les enfants doivent pouvoir jouer, dormir, prendre leurs repas, être changés et se déplacer dans de bonnes conditions.
La disposition du logement doit également permettre une surveillance adaptée.
Un appartement de petite superficie peut convenir si les espaces sont bien organisés. À l’inverse, une maison plus grande peut présenter des difficultés lorsque certaines pièces sont dangereuses ou difficiles à surveiller.
La surface ne suffit donc pas, à elle seule, à déterminer les possibilités d’accueil.
Quelle surface pour un logement d'assistante maternelle ?
Avant la visite, il peut être utile de parcourir chaque pièce en se plaçant à la hauteur d'un jeune enfant.
Des objets qui semblent inaccessibles à un adulte peuvent parfois être atteints en grimpant sur une chaise, un canapé ou un meuble bas.
Cette liste permet de vérifier les principaux points de sécurité avant l'évaluation.
Dans le salon et les espaces de jeux
- Les escaliers, fenêtres et accès dangereux sont protégés.
- Les prises, câbles, appareils chauffants et meubles instables sont sécurisés.
- Les jouets sont adaptés à l'âge des enfants.
- L'espace permet de jouer et de se déplacer sous surveillance.
Dans les chambres
- Les lits et matelas sont adaptés et en bon état.
- Les couchages des nourrissons respectent les recommandations de sécurité.
- Les fenêtres, meubles et objets personnels sont sécurisés.
- L'organisation permet de respecter les besoins de sommeil des enfants.
Dans la cuisine et les espaces de change
- Les produits ménagers et médicaments sont inaccessibles.
- Les équipements de repas sont adaptés et stables.
- Les appareils chauds et ustensiles dangereux sont sécurisés.
- L'espace de change permet de ne jamais laisser un enfant sans surveillance sur une surface en hauteur.
Dans le jardin et les espaces extérieurs
- Les accès à la route et aux zones dangereuses sont protégés.
- Les piscines, bassins et points d'eau sont sécurisés.
- Les outils, produits et plantes dangereux sont inaccessibles.
- Les animaux peuvent être tenus à distance des enfants lorsque cela est nécessaire.
Pour la sécurité générale
- Le détecteur de fumée obligatoire est installé et fonctionne.
- Les entretiens réglementaires des appareils concernés sont à jour.
- Un téléphone permet de joindre rapidement les secours.
- Les coordonnées des secours, des familles et de la PMI sont affichées et accessibles.
Cette checklist constitue une aide à la préparation. Elle n'est pas exhaustive et ne remplace pas l'évaluation réalisée par la PMI.
Présenter son logement lors de la visite PMI
La visite à domicile ne se limite pas à vérifier les équipements de sécurité. Elle permet également d’évaluer la manière dont les espaces ont été pensés pour accueillir les enfants.
Le déroulement de cette évaluation et les questions qui peuvent être posées sont détaillés dans l’article consacré à l’entretien PMI pour obtenir l’agrément d’assistante maternelle.
Faut-il acheter tout le matériel avant la visite ?
Il est préférable de pouvoir présenter les espaces envisagés et les principales mesures de sécurité.
Cependant, la réglementation nationale ne prévoit pas une liste identique de matériel à acheter avant la première visite pour tous les logements.
Certains aménagements peuvent encore être en projet au moment de l’évaluation, à condition de pouvoir expliquer précisément ce qui sera réalisé.
Les aménagements indispensables à la sécurité doivent toutefois être réalisés avant le premier accueil des enfants. Selon les risques présents, la PMI peut demander que certaines protections soient installées dès l’évaluation ou avant de valider les conditions d’accueil.
Lorsque des travaux ou des équipements coûteux sont nécessaires, il est utile de vérifier les attentes du service départemental de PMI avant d’engager les dépenses.
Expliquer ses choix d’aménagement
La visite permet également de présenter la manière dont les espaces ont été pensés.
Le choix d’installer le coin jeux dans le salon, de prévoir une chambre pour les siestes ou de limiter l’accès à certaines pièces peut être expliqué simplement.
Il ne s’agit pas de justifier chaque meuble, mais de montrer que l’organisation permet d’accueillir plusieurs enfants en sécurité, en tenant compte de leurs besoins.
La sécurité ne repose pas uniquement sur les équipements installés. L’organisation doit aussi permettre d’accompagner les enfants pendant les jeux, les repas, les changes et les siestes, même lorsque plusieurs ont des besoins différents.
Si certains aménagements soulèvent des difficultés lors de l’évaluation, l’article consacré au refus d’agrément de l’assistante maternelle explique les motifs possibles et les recours existants.
Préparer aussi les questions de la PMI
Une fois le logement aménagé, il reste à pouvoir expliquer les choix réalisés et l’organisation envisagée pour accueillir les enfants.
La visite à domicile s’accompagne d’échanges sur la sécurité, le développement de l’enfant, les besoins quotidiens et les pratiques professionnelles.
Le guide 240 questions PMI, conçu pour préparer l’agrément ou son renouvellement, rassemble des questions accompagnées de réponses expliquées pour mieux comprendre les sujets qui peuvent être abordés.
Sources officielles
Les principales exigences présentées dans cet article s’appuient sur les références suivantes :
-
Code de l’action sociale et des familles, annexe 4-8, référentiel national fixant les critères d’agrément des assistants maternels, version en vigueur depuis le 1er septembre 2021. Lire sur Légifrance.
-
Décret n° 2012-364 du 15 mars 2012, relatif au référentiel fixant les critères d’agrément des assistants maternels. Consulter le décret.
-
Direction générale de la cohésion sociale, mars 2026, fiche pratique n°3 sur le contrôle des conditions d’accueil au domicile des assistants maternels. Lire la fiche officielle.
-
Santé publique France, site 1000 premiers jours, recommandations sur le couchage sécurisé du nourrisson. Le sommeil de bébé et Éviter les accidents domestiques des enfants.
Ces références permettent de distinguer les règles nationales des mesures de sécurité adaptées à chaque logement.
Des réponses à vos questions
FAQ
Que vérifie la PMI dans le logement ?
La PMI évalue notamment :
-
La sécurité : escaliers, fenêtres, accès dangereux, produits ménagers et médicaments.
-
Les espaces d’accueil : jeux, repas, change et sommeil.
-
Les conditions d’hygiène : propreté, aération et chauffage.
-
Les risques extérieurs : jardin, piscines, points d’eau et présence d’animaux.
Elle vérifie également que l’organisation du logement permet de surveiller les enfants dans les différentes situations du quotidien.
Faut-il une salle de jeux pour être assistante maternelle ?
Non. Une salle de jeux indépendante n’est pas obligatoire. Un coin jeux aménagé dans le salon ou une autre pièce peut convenir, à condition de proposer un espace adapté, sécurisé et permettant la surveillance des enfants.
Faut-il des barrières à tous les escaliers ?
Les escaliers accessibles aux jeunes enfants doivent être sécurisés. Lorsque le haut et le bas sont accessibles, une barrière à chaque extrémité est recommandée. Les garde-corps doivent également être vérifiés : les barreaux horizontaux peuvent faciliter l’escalade et un espacement trop important présenter un risque. Une protection complémentaire adaptée peut alors être nécessaire.
Quelle surface de logement faut-il pour obtenir l’agrément ?
La réglementation nationale ne fixe pas de surface minimale générale en mètres carrés. La PMI évalue l’espace disponible et son organisation en fonction du nombre d’enfants, de leur âge et de leurs besoins.
Faut-il une chambre par enfant accueilli ?
Non. Plusieurs enfants peuvent partager une chambre si les conditions de couchage, d’espace, de sécurité et de surveillance sont adaptées. Une chambre individuelle par enfant n’est pas imposée au niveau national.
Les lits parapluie sont-ils interdits par la PMI ?
Il n’existe pas d’interdiction nationale générale des lits parapluie pour les assistantes maternelles. Cependant, certaines PMI refusent leur utilisation pour le couchage quotidien, notamment parce qu’elles les considèrent comme des lits d’appoint. Les pratiques peuvent donc varier selon les départements. Dans tous les cas, le lit doit être utilisé conformément aux instructions du fabricant, sans ajout de matelas supplémentaire.
Peut-on être assistante maternelle dans un appartement ?
Oui. Il n’est pas obligatoire de vivre dans une maison individuelle ou de posséder un jardin. L’appartement doit toutefois permettre un accueil adapté et sécurisé, notamment concernant les fenêtres, les escaliers, les espaces de jeux et les couchages.
Peut-on obtenir l’agrément avec un chien ou un chat ?
Oui, sous réserve que la sécurité des enfants soit assurée. Le référentiel prévoit notamment qu’un enfant ne doit jamais rester seul avec un animal et que les parents doivent être informés de sa présence pendant l’accueil.
Toutes les PMI demandent-elles les mêmes équipements ?
Le référentiel national est commun, mais les protections demandées peuvent varier selon les risques présents dans chaque logement. Les recommandations doivent être adaptées à la situation et proportionnées à la protection des enfants.
Faut-il avoir terminé les aménagements avant la visite ?
Pas forcément. Il n’est pas nécessaire d’avoir acheté tout le matériel ni terminé tous les aménagements avant la visite PMI. L’essentiel est de pouvoir présenter précisément ce qui est prévu, expliquer ses choix et montrer comment les espaces seront organisés pour garantir la sécurité et répondre aux besoins des enfants.
Les protections indispensables devront toutefois être installées avant le premier accueil. Selon les risques constatés, la PMI peut également demander certains aménagements dès la visite ou avant de valider les conditions d’accueil.
