Réforme du CMG 2025 : ce que ça change vraiment pour les parents et les assistantes maternelles
Mise à jour : Aout 2026
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Depuis le 1er septembre 2025, le Complément de libre choix du Mode de Garde (CMG) a changé. Avec cette réforme, le mode de calcul de l’aide versée aux parents qui emploient directement une assistante maternelle ou une garde à domicile a été profondément revu.
Attention : cette réforme concerne le CMG « emploi direct », c’est-à-dire les parents qui emploient directement une assistante maternelle agréée ou une garde à domicile. Les règles applicables au CMG versé en cas de recours à une structure, notamment une micro-crèche ou un organisme prestataire, sont différentes.
Selon leur situation, certaines familles bénéficient d’un reste à charge moins élevé, tandis que d’autres peuvent percevoir une aide inférieure à celle obtenue avec l’ancien système. Pour les assistantes maternelles, la réforme ne change pas les règles du contrat de travail, mais elle peut avoir des effets indirects sur les choix des familles et les conditions financières de certains accueils.
Alors, que change réellement cette réforme ? Quelles règles sont désormais applicables ? Voici un décryptage complet pour comprendre son fonctionnement et ses conséquences, que l’on soit parent ou professionnel de l’accueil.
À retenir en un clin d’œil
Le calcul du CMG est personnalisé selon les ressources du foyer, le nombre d’enfants à charge, les heures de garde et le coût de l’accueil.
Depuis le 1er avril 2026, le coût pris en compte est plafonné à 8,09 € par heure pour une assistante maternelle et à 15,18 € par heure pour une garde à domicile. Ces montants étaient respectivement de 8 € et 15 € à l’entrée en vigueur de la réforme, le 1er septembre 2025.
Les indemnités d’entretien et de repas sont intégrées dans le coût de la garde pris en compte.
L’obligation pour les parents de conserver au minimum 15 % du coût de la garde à leur charge a été supprimée.
Les parents solos peuvent bénéficier du CMG jusqu’aux 12 ans de leur enfant.
En résidence alternée, chaque parent peut bénéficier du CMG pour ses propres périodes d’accueil depuis le 1er décembre 2025, sous conditions.
Un complément transitoire peut limiter certaines baisses de CMG pour les familles qui remplissent les conditions prévues.
Article mis à jour en août 2026. Les montants horaires du CMG sont revalorisés chaque année au 1er avril.
Sommaire
CMG 2025 : comment est-il calculé ?
Pour les familles qui cherchent à comprendre comment fonctionne le CMG depuis la réforme, le nouveau mode de calcul repose sur une prise en compte plus individualisée de la situation du foyer, du coût de la garde et des heures déclarées.
Pour un aperçu officiel des grandes lignes de la réforme, voir la fiche publiée sur Service-Public.fr – CMG : emploi direct (version vérifiée le 26 juin 2026), ainsi que le décret n° 2025-515 du 30 mai 2025 sur Légifrance.
Depuis le 1er septembre 2025, le Complément de libre choix du Mode de Garde versé dans le cadre de l’emploi direct repose sur un calcul individualisé. Les anciens forfaits mensuels et les trois niveaux d’aide liés aux tranches de ressources ont disparu.
Le montant dépend notamment :
- des ressources mensuelles retenues par la Caf ou la MSA,
- du nombre d’enfants à charge,
- du nombre d’heures d’accueil déclarées,
- du coût mensuel de la garde.
Le taux d’effort utilisé dans le calcul est fixé par la réglementation. Il dépend du nombre d’enfants à charge et du mode de garde choisi. Les ressources de la famille interviennent également dans le calcul, mais elles ne déterminent plus le passage d’un forfait ou d’un palier à un autre.
Pour l’emploi d’une assistante maternelle, le coût pris en compte comprend notamment le salaire net ainsi que les indemnités d’entretien et, lorsque les repas sont fournis par la professionnelle, les frais de repas.
Depuis le 1er avril 2026, le coût horaire de référence applicable à l’emploi d’une assistante maternelle est fixé à 4,91 €. Il était de 4,85 € lors de l’entrée en vigueur de la réforme, le 1er septembre 2025. Ce montant est revalorisé chaque année au 1er avril.
La réforme a également supprimé l’obligation qui imposait auparavant aux familles de conserver au minimum 15 % du coût de la garde à leur charge.
Le montant du CMG peut varier d’un mois à l’autre puisque le calcul repose sur les éléments déclarés chaque mois. Lorsque le contrat est mensualisé et que les éléments déclarés restent identiques, le montant peut aussi rester stable.
Chaque situation étant différente, une simulation individualisée reste le moyen le plus fiable d’estimer le montant de l’aide et le reste à charge.
Besoin d’un rappel sur le rôle de l’employeur ?
Avant de plonger dans les détails du CMG, il peut être utile de revoir les bases du contrat, des obligations et des démarches. 👉 Lire l’article “Employer une assistante maternelle”
À retenir sur le calcul technique du CMG
Le taux d’effort est fixé par la réglementation. Il dépend du nombre d’enfants à charge et du mode de garde.
Les ressources du foyer interviennent dans le calcul, mais les anciennes tranches et les anciens forfaits ont disparu.
Le coût de la garde chez une assistante maternelle comprend également les indemnités d’entretien et les frais de repas lorsqu’ils sont facturés par la professionnelle.
Le montant du CMG peut varier d’un mois à l’autre selon les éléments déclarés.
Des gagnants et des perdants : une réforme à double tranchant
La réforme n’établit pas une catégorie fixe de familles gagnantes et une autre de familles perdantes. Son effet dépend des ressources du foyer, du nombre d’enfants à charge, du coût de l’accueil et du nombre d’heures déclarées.
Le passage d’un système forfaitaire à un calcul individualisé modifie donc le reste à charge de manière différente selon chaque situation.
Toutes les heures déclarées sont désormais prises en compte dans le calcul. Un coût horaire élevé ne réduit pas automatiquement le montant du CMG. En revanche, lorsque le coût dépasse le plafond horaire pris en compte, la part excédentaire reste intégralement à la charge de la famille. Les familles qui bénéficiaient favorablement des anciens forfaits peuvent aussi constater une aide moins élevée avec le nouveau calcul.
Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût réel d’un accueil et comparer les situations sur des bases fiables.
Les familles perdantes
- Certaines familles qui bénéficiaient favorablement des anciens forfaits peuvent percevoir un CMG rémunération moins élevé avec le nouveau calcul. La réforme doit donc être appréciée au cas par cas.
- Les foyers disposant de revenus élevés peuvent voir la partie « rémunération » de leur CMG fortement diminuer, voire devenir nulle.
- Certains contrats courts peuvent générer un coût horaire global plus élevé lorsque les indemnités journalières d’entretien ou de repas sont réparties sur peu d’heures.
Les familles gagnantes
- Les familles ayant un volume important d’heures de garde bénéficient désormais de la prise en compte du nombre d’heures déclaré chaque mois, dans la limite des règles applicables au CMG.
- Les foyers modestes ou ayant plusieurs enfants à charge peuvent bénéficier d’un niveau de participation plus favorable selon leur situation.
- Les familles monoparentales peuvent bénéficier du CMG emploi direct jusqu’aux 12 ans de l’enfant.
- Les parents en résidence alternée peuvent, depuis le 1er décembre 2025, bénéficier chacun du CMG pour les périodes d’accueil dont ils ont la charge.
- Les familles dont l’enfant a plus de 3 ans ne subissent plus la division par deux du forfait.
Impact de la réforme CMG 2025 sur les assistantes maternelles
La réforme du CMG ne modifie ni les contrats de travail, ni le salaire convenu entre le parent employeur et l’assistante maternelle.
En revanche, le nouveau calcul peut avoir des effets indirects sur les choix des familles.
Les effets positifs
- Prise en compte plus complète des coûts : cela signifie que davantage de dépenses liées à la garde sont désormais intégrées dans le calcul, comme les frais d’entretien ou de repas, ce qui permet une aide plus proche du coût réel.
- Remplacement de l’ancien plafond journalier : l’ancien système basé sur un montant maximum par jour a été remplacé par un plafond calculé à l’heure, ce qui rend le calcul plus précis et adapté à chaque situation.
- Toutes les heures déclarées sont prises en compte dans la limite des règles applicables au CMG : cela veut dire que chaque heure réellement travaillée et déclarée est comptabilisée, sans système de forfait, mais toujours dans le respect des plafonds fixés par la réglementation.
Les zones de fragilité
- Disparition de la logique du plafond journalier : cela signifie qu’on ne se base plus sur un montant maximum par jour pour calculer l’aide, mais sur un calcul plus global et plus précis.
- Analyse plus fine des petits contrats : les contrats avec peu d’heures sont désormais étudiés plus en détail pour mieux refléter leur coût réel.
- Variabilité du reste à charge selon les situations : le montant qui reste à payer par les parents peut changer fortement d’une famille à l’autre selon leur situation personnelle et le type de garde choisi.
Une réforme parmi d’autres…
Le CMG 2025 s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation de l’accueil du jeune enfant.
Le CMG transitoire : un amortisseur sous conditions
Depuis septembre 2025, un complément transitoire peut être versé automatiquement à certaines familles.
Pour être éligible, la famille doit notamment avoir eu un recours suffisant au mode de garde entre mars et mai 2025 et respecter le plafond de ressources prévu. Le complément est calculé à partir de l’écart entre le CMG moyen perçu et celui issu des nouvelles règles.
Lorsque les besoins d’accueil diminuent, la somme du CMG et du complément transitoire ne peut pas dépasser 90 % du coût mensuel de garde pris en compte.
La durée de versement dépend de l’âge de l’enfant.
Une réforme nécessaire mais imparfaite
Voici ta conclusion remise au présent, avec les trois corrections intégrées : la phrase au futur passée au présent, « heure réellement travaillée » alignée sur « heure déclarée », et le tiret long déjà retiré par tes soins remplacé proprement par des virgules.
L’ancien système avait ses limites : certaines familles modestes étaient mal aidées, tandis que des foyers aux revenus élevés touchaient malgré tout une aide minimale, parfois déconnectée de leur réalité financière. Le calcul en forfait journalier favorisait aussi certaines stratégies d’optimisation, qui profitaient davantage à ceux qui en comprenaient les rouages qu’aux familles les plus vulnérables.
Le CMG version 2025 vise à rétablir une forme d’équité, en adaptant l’aide aux ressources et aux besoins réels. Cette logique se veut plus juste : elle tient compte de chaque heure déclarée, de la composition familiale et du coût concret de l’accueil. L’objectif affiché est aussi de réduire les écarts de reste à charge entre les familles ayant recours à une assistante maternelle et celles dont l’enfant est accueilli en crèche, afin que le choix du mode de garde ne repose plus uniquement sur des considérations financières. Dans les faits, les effets sont contrastés selon les situations, et pour certaines familles l’écart de reste à charge peut se creuser plutôt que se réduire.
Cette réforme redistribue les cartes : les familles les mieux loties par l’ancien système peuvent y perdre, et celles qui étaient les moins aidées ne constatent pas toujours un gain suffisant pour compenser d’éventuelles hausses de tarif ou de reste à charge. Pour les assistantes maternelles, cela implique parfois de revoir leur manière de présenter leurs contrats, d’anticiper les réactions des familles ou d’expliquer davantage la répartition des frais.
Ces effets indirects, comme le refus d’un contrat trop court, la réticence d’une famille à accepter une hausse d’indemnités, ou la difficulté à aligner les besoins parentaux avec les plafonds CAF, ne changent rien aux montants versés à l’assistante maternelle sur sa fiche de paie. Et pourtant, ce sont eux qui peuvent modifier profondément les équilibres, les discussions et les choix faits autour d’un contrat. Mieux les comprendre permet de s’y préparer, d’en parler avec les familles et d’éviter les malentendus évitables.
Des réponses à vos questions
FAQ
La réforme du CMG s’applique-t-elle à tous les contrats ?
La réforme concerne le CMG emploi direct, c’est-à-dire les parents qui emploient directement une assistante maternelle agréée ou une garde à domicile. Elle s’applique aux contrats concernés depuis le 1er septembre 2025. Les règles applicables au CMG en cas de recours à une structure, notamment une micro-crèche ou un organisme prestataire, sont différentes.
Pourquoi le montant du CMG peut-il varier d’un mois à l’autre ?
Le CMG est calculé à partir des éléments déclarés chaque mois, notamment le nombre d’heures d’accueil et le coût de la garde. Son montant peut donc varier lorsque ces éléments changent. À l’inverse, pour un contrat mensualisé dont les données déclarées restent stables, le montant du CMG peut également rester identique d’un mois à l’autre.
Comment connaître son taux d’effort de base pour le calcul du CMG ?
Le taux d’effort est fixé par la réglementation. Il dépend du nombre d’enfants à charge et du mode de garde utilisé. Il figure dans le barème réglementaire, mais les parents n’ont pas à le calculer eux-mêmes : la Caf ou la MSA applique automatiquement le taux correspondant à leur situation.
Les ressources du foyer interviennent également dans le calcul du CMG, mais elles ne déterminent plus le passage d’une tranche ou d’un forfait à un autre comme dans l’ancien système.
Le CMG couvre-t-il les indemnités ?
Pour l’emploi d’une assistante maternelle, les indemnités d’entretien ainsi que les frais de repas lorsque ceux-ci sont fournis par la professionnelle sont intégrés au coût de la garde pris en compte pour calculer le CMG.
Cela ne signifie pas qu’ils sont remboursés euro pour euro : si le coût horaire global dépasse le plafond applicable, la part excédentaire reste à la charge de la famille.
Les plafonds actuels sont de 8,09 € par heure pour une assistante maternelle et de 15,18 € par heure pour une garde à domicile depuis le 1er avril 2026.
Quel est le plafond horaire pris en compte pour le CMG ?
Depuis le 1er avril 2026, le coût pris en compte est plafonné à 8,09 € par heure pour une assistante maternelle et à 15,18 € par heure pour une garde à domicile. Lorsque le coût horaire dépasse le plafond applicable, la part excédentaire reste à la charge de la famille. Ces montants sont revalorisés chaque année au 1er avril.
Le niveau d’aide baisse-t-il après les 3 ans de l’enfant ?
Non. Le nouveau calcul du CMG emploi direct ne prévoit plus la division par deux du forfait qui existait auparavant lorsque l’enfant atteignait 3 ans. Le montant dépend désormais de la situation de la famille, du nombre d’enfants à charge, des heures déclarées et du coût de la garde.
Que change le CMG en cas de garde alternée ?
Depuis le 1er décembre 2025, chacun des parents en résidence alternée effective peut bénéficier du CMG pour les périodes d’accueil qu’il finance, sous réserve de remplir les conditions prévues.
Chaque parent doit notamment employer directement l’assistante maternelle ou la garde à domicile pour ses périodes de garde, effectuer ses propres déclarations et accomplir les démarches nécessaires auprès de la Caf ou de la MSA. Le droit de visite et d’hébergement ne suffit pas : il doit s’agir d’une résidence alternée.
Jusqu’à quel âge le CMG est-il versé ?
Pour les familles monoparentales, le CMG emploi direct peut être versé jusqu’au mois anniversaire des 12 ans de l’enfant.
Pour les autres familles, il est versé au maximum jusqu’au mois anniversaire des 6 ans de l’enfant. Les parents doivent continuer à remplir les autres conditions d’attribution du CMG.
La réforme du CMG concerne-t-elle les assistantes maternelles ?
Indirectement, oui. La réforme ne modifie ni le contrat de travail ni le salaire convenu entre le parent employeur et l’assistante maternelle. En revanche, elle modifie le calcul de l’aide versée aux familles et peut donc faire évoluer leur reste à charge. Cela peut influencer leurs choix ou les discussions autour de certains contrats, sans modifier la rémunération due à la professionnelle.
Les parents solo sont-ils concernés par la nouvelle aide CMG ?
Oui. Les familles monoparentales peuvent bénéficier du CMG emploi direct jusqu’aux 12 ans de l’enfant, contre une limite d’âge plus basse auparavant. Cette extension permet notamment de couvrir plus longtemps certains besoins de garde, comme les temps périscolaires ou les mercredis. Les autres règles du CMG, notamment celles liées aux ressources, au nombre d’enfants à charge, au coût de la garde et aux heures déclarées, s’appliquent également à leur situation.


