MAM 2026 : ce que le nouveau guide change vraiment pour les assistantes maternelles

MAM 2026 : ce que le nouveau guide change vraiment pour les assistantes maternelles 3

En février 2026, le ministère des Solidarités a publié une nouvelle version du guide « Créer une maison d’assistants maternels ». Cette mise à jour actualise le cadre posé en 2016 et intègre l’ensemble des réformes intervenues depuis.

Il ne s’agit pas d’une révolution juridique, mais d’une mise à jour structurante du guide MAM, dans un contexte profondément transformé par :

Résultat : la maison d’assistants maternels d’aujourd’hui n’est plus tout à fait celle de 2016.

Si vous portez un projet de MAM ou si vous exercez déjà en maison d’assistants maternels, comprendre cette mise à jour est essentiel. Elle ne bouleverse pas les règles, mais elle redéfinit les priorités et la manière de construire un projet solide. Voici l’essentiel à retenir.

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Sommaire

MAM et service public petite enfance : ce que ça change en 2026

🔹 Une MAM désormais inscrite dans le service public petite enfance

Le guide MAM 2026 inscrit clairement les MAM dans le service public de la petite enfance (SPPE). Les communes deviennent autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant (AOJE).

Dans les communes de plus de 3 500 habitants, une stratégie des modes d’accueil doit être élaborée. La maison d’assistants maternels 2026 est intégrée dans cette politique territoriale.

En pratique :

  • la commune recense les besoins d’accueil via un diagnostic territorial petite enfance ;

  • elle peut orienter ou soutenir un projet ;

  • elle peut, selon ses priorités locales, proposer un local ou un conventionnement ;

Cette implication reste toutefois à l’appréciation de chaque commune et ne constitue pas une obligation légale d’accompagnement financier ou matériel.

  • le maire exerce sa police administrative en matière d’ERP (établissement recevant du public) et d’autorisation d’ouverture au public.

🔹 Ce que cela change pour créer une MAM en 2026

En 2016, beaucoup de projets se construisaient principalement avec la PMI.

Aujourd’hui, la commune joue un rôle clé dans un projet de MAM. Il devient difficile d’avancer sans s’inscrire dans la dynamique du territoire.

Pour construire un projet solide, il est désormais important de :

  • prendre contact avec la mairie dès le début ;

  • vérifier la stratégie petite enfance de la commune et les besoins identifiés ;

  • s’assurer que le projet complète l’offre d’accueil existante ;

  • anticiper les questions de conformité ERP, de sécurité incendie et d’accessibilité du local.

La MAM est désormais pleinement intégrée au service public de la petite enfance. Tout projet d’ouverture ou d’évolution doit tenir compte du diagnostic territorial, de la stratégie petite enfance de la commune et des exigences de sécurité (ERP, incendie, accessibilité). C’est une manière plus structurée de penser son projet, en lien étroit avec le territoire et ses partenaires.

Le projet d’accueil devient un outil stratégique

🔹 Charte nationale et référentiel national qualité au cœur du projet

Le guide publié en février 2026 met clairement en avant :

Le projet d’accueil en MAM reste une exigence connue, mais il doit désormais montrer concrètement comment il s’appuie sur la charte nationale et le référentiel qualité dans la pratique quotidienne.

Il ne s’agit plus seulement d’un document destiné à l’agrément PMI, mais d’un véritable outil de travail partagé par l’équipe et d’un repère clair pour les familles.

🔹 Ce que cela change dans la pratique

Le projet d’accueil doit montrer :

  • comment la bientraitance et la sécurité affective sont garanties au quotidien : organisation des temps d’accueil, respect du rythme de chaque enfant, posture professionnelle, prévention des situations à risque ;

  • comment l’inclusion est prise en compte, notamment pour les enfants ayant des besoins spécifiques, et comment l’équipe adapte ses pratiques sans perdre la cohérence du projet ;

  • comment la relation avec les parents est structurée : temps d’échanges, informations claires, place donnée aux familles dans le projet d’accueil, cadre posé dès le départ ;

  • comment la gouvernance collective fonctionne au quotidien : répartition des rôles, prise de décision, organisation de la délégation d’accueil et gestion des désaccords.

On ne parle plus seulement d’organisation, mais de qualité d’accueil démontrée.

Une MAM avec un projet structuré et cohérent :

  • facilite l’agrément des assistantes maternelles en MAM en montrant que le projet est réfléchi, cohérent et réellement partagé par l’équipe ;

  • rassure la PMI lors des entretiens collectifs, car les professionnelles sont capables d’expliquer clairement leur organisation et leurs choix ;

  • donne de la cohérence à l’équipe au quotidien, en évitant les décisions prises dans l’urgence ou les malentendus ;

  • sécurise la relation avec les familles, grâce à un cadre posé, compréhensible et expliqué dès le départ.

Le projet devient un véritable outil professionnel.

Pour aller plus loin dans la rédaction de votre projet d’accueil MAM,

vous pouvez consulter le modèle de projet d’accueil pour assistante maternelle (avec exemples et conseils pratiques) 

Budget et aides financières pour créer une MAM en 2026

🔹 Budget prévisionnel MAM et viabilité économique

Le guide prend le temps d’expliquer comment construire un budget prévisionnel de MAM de manière claire et réaliste : charges de fonctionnement, investissements de départ, amortissements, recettes attendues.

En pratique, si vous vous interrogez sur le budget pour ouvrir une MAM ou sur les aides financières possibles, il ne suffit plus d’avoir une estimation approximative. Le dossier doit présenter un projet clair, chiffré et cohérent, qui montre que l’équilibre financier a été réellement réfléchi.

La viabilité économique n’est plus un simple détail administratif : elle devient un élément central du dossier et un vrai gage de solidité pour votre projet.

🔹 Association loi 1901 MAM et accès aux aides

La création d’une association loi 1901 MAM n’est pas toujours juridiquement obligatoire, mais elle devient stratégique pour plusieurs raisons. Toutes ces aides ne concernent pas les mêmes situations : certaines financent l’investissement, d’autres soutiennent le fonctionnement ou l’installation. Dans certains cas, et selon les critères fixés par votre CAF ou votre MSA, ce statut peut faciliter l’accès à certains dispositifs. Elle peut notamment permettre de :

  • accéder aux aides CAF MAM 2026, qui peuvent soutenir le démarrage ou l’aménagement du projet lorsque le dossier est solide et bien argumenté ;

  • mobiliser le PIAJE MAM (Plan d’investissement pour l’accueil du jeune enfant) pour financer une partie des investissements liés au local ou à l’équipement ;

  • solliciter le fonds publics et territoires CAF lorsque le projet répond à un besoin identifié sur le territoire ;

  • bénéficier de la prime installation assistante maternelle MAM si les conditions sont réunies ;

  • demander le PALA (prêt d’amélioration du lieu d’accueil) ou le FME petite enfance (Fonds de modernisation des établissements) pour accompagner les travaux ou la mise aux normes du local.

Le guide insiste sur le contact précoce avec la CAF ou la MSA et l’accompagnement RPE.

🔹 Ce que cela change

Le modèle improvisé n’est plus adapté. Monter une MAM aujourd’hui suppose une vraie anticipation et une réflexion posée sur l’équilibre du projet.

Concrètement, cela suppose d’anticiper plusieurs points :

  • le nombre maximum d’enfants autorisés en MAM en 2026, afin de vérifier que votre projet respecte bien le plafond légal d’accueil et reste réaliste au regard de votre organisation ;

  • le nombre d’assistantes maternelles en MAM, en tenant compte des agréments individuels, des temps de présence simultanée et de la capacité réelle à travailler en équipe ;

  • la surface minimale MAM. Le guide ne fixe pas un nombre unique de mètres carrés par enfant, car tout dépend du nombre d’assistantes maternelles, des agréments et de l’organisation des espaces. En revanche, il insiste sur l’adaptation des locaux au nombre d’enfants accueillis, aux espaces de repos, aux zones d’activités et aux temps d’échanges avec les parents. Il est donc indispensable de vérifier les exigences précisées dans le guide officiel et les attentes de la PMI concernant la surface et l’aménagement ;

  • les charges du local et la conformité ERP (établissement recevant du public), c’est‑à‑dire les loyers, assurances, frais d’entretien, mais aussi les exigences liées à la sécurité incendie, à l’accessibilité et à l’autorisation d’ouverture au public ;

  • les conditions d’accès aux aides, car certaines subventions ou dispositifs de la CAF ou de la MSA sont soumis à des critères précis (expérience, statut associatif, cohérence territoriale du projet).

Créer une MAM en 2026 demande une stratégie financière structurée et argumentée.

Agrément MAM et travail d’équipe : les nouveaux points de vigilance en 2026

🔹Agrément PMI MAM et entretiens collectifs

Le guide rappelle que l’agrément assistante maternelle en MAM peut inclure des entretiens collectifs.

La capacité à coopérer, à formaliser un règlement intérieur MAM et à organiser la délégation d’accueil en MAM fait partie de l’évaluation.

La convention collective assistante maternelle 2021 continue d’encadrer chaque contrat individuel signé entre un parent employeur et une assistante maternelle. En MAM, chaque contrat reste soumis à cette convention (rémunération, congés, rupture du contrat, heures complémentaires), le fonctionnement collectif ne créant pas un cadre employeur distinct.

🔹 Délégation d’accueil et gouvernance collective

La question de la délégation d’accueil en MAM est désormais clairement expliquée dans le guide : elle doit être formalisée par écrit, comprise de la même manière par chaque professionnelle et correctement couverte par l’assurance responsabilité civile professionnelle. Chaque assistante maternelle délégataire doit donc vérifier que son contrat inclut bien les enfants accueillis dans le cadre d’une délégation, car ce n’est pas toujours prévu automatiquement.

Le fonctionnement d’équipe inclut :

  • des temps d’analyse de pratiques, c’est‑à‑dire des moments prévus pour prendre du recul sur le quotidien, échanger sur les situations rencontrées et ajuster les pratiques sans jugement ;

  • une gestion formalisée des désaccords, avec des règles simples et connues à l’avance pour aborder les tensions de manière posée et constructive ;

  • une répartition claire des responsabilités, afin que chacune sache ce qu’elle prend en charge (administratif, relation parents, organisation des espaces, gestion du matériel) et que le fonctionnement reste fluide au quotidien.

La compétence relationnelle devient stratégique.

Une MAM ne repose plus uniquement sur l’expérience individuelle, mais sur une véritable gouvernance collective.

Cela traduit un changement profond dans la manière de concevoir une MAM : le collectif, l’anticipation et la cohérence prennent une place centrale.

Ce que révèle vraiment la mise à jour MAM 2026

Le nouveau guide ne crée pas de nouvelles obligations majeures.

Il clarifie l’évolution de la réglementation MAM et repositionne la maison d’assistants maternels dans  :

  • une stratégie territoriale, c’est‑à‑dire un projet pensé en lien avec la commune, le diagnostic des besoins des familles et la politique locale petite enfance ;

  • un cadre qualité structuré, appuyé sur la charte nationale d’accueil du jeune enfant et le référentiel national qualité, pour garantir une pratique cohérente et bientraitante ;

  • une logique de financement des modes d’accueil en 2026, avec un budget prévisionnel réaliste et une mobilisation anticipée des aides CAF ou MSA lorsque le projet y est éligible ;

  • un fonctionnement d’équipe évalué, où la capacité à coopérer, organiser la délégation d’accueil et prévenir les tensions fait pleinement partie de l’appréciation du projet.

En 2016, la priorité était l’organisation pratique.

En 2026, la priorité devient la cohérence globale et la professionnalisation.

Ce guide marque une étape importante : il confirme que la MAM n’est plus un mode d’accueil « alternatif », mais un dispositif pleinement inscrit dans la politique publique de la petite enfance. Les projets les plus aboutis seront ceux qui articulent territoire, qualité d’accueil, viabilité économique et gouvernance d’équipe.

Guide MAM 2016 vs 2026 : ce qui évolue vraiment

Pour mieux comprendre la portée de cette mise à jour, voici une lecture simplifiée des évolutions majeures.

En 2016 :

  • priorité à l’organisation pratique du local et aux conditions matérielles ;

  • projet souvent construit principalement avec la PMI ;

  • dimension territoriale moins structurée ;

  • modèle économique parfois abordé après l’agrément.

En 2026 :

  • intégration dans le service public de la petite enfance (SPPE) et stratégie communale ;

  • projet d’accueil adossé à la charte nationale et au référentiel qualité ;

  • budget prévisionnel et viabilité économique analysés dès le départ ;

  • évaluation du travail d’équipe et de la gouvernance collective.

La logique n’est plus seulement organisationnelle. Elle devient globale : territoire, qualité, financement et fonctionnement collectif doivent être pensés ensemble.

Étapes pour créer une MAM en 2026 : dans quel ordre procéder ?

Pour celles qui se demandent comment créer une MAM en 2026 concrètement, voici un déroulé logique inspiré du guide.

  1. Analyser le besoin sur le territoire : prendre contact avec la mairie, le RPE et la CAF pour vérifier le diagnostic territorial petite enfance.

  2. Construire un projet d’accueil commun : travailler collectivement les valeurs, l’organisation, la délégation d’accueil et la relation avec les parents.

  3. Évaluer la faisabilité du local : conformité ERP (établissement recevant du public), sécurité incendie, accessibilité, surface adaptée au nombre d’enfants.

  4. Monter un budget prévisionnel réaliste : charges, investissements, aides financières mobilisables.

  5. Déposer les demandes d’agrément PMI : en intégrant le travail d’équipe et les documents formalisés (règlement intérieur, projet d’accueil, organisation de la délégation).

Ce cadre permet d’éviter les erreurs fréquentes, comme signer un bail avant validation du local ou sous‑estimer les charges de fonctionnement.

Check-list avant dépôt de dossier MAM 2026

☐ Le projet répond au diagnostic territorial petite enfance de la commune.

☐ Le projet d’accueil est aligné avec la charte nationale et le référentiel qualité.

☐ Le budget prévisionnel est réaliste, chiffré et argumenté.

☐ Le choix du statut (association ou autre) est cohérent avec les critères locaux et les aides visées.

☐ L’équipe a formalisé son organisation collective (règlement intérieur, délégation d’accueil, gestion des désaccords).

Télécharger le guide officiel 2026

Le guide ministériel « Créer une maison d’assistants maternels » (février 2026) est consultable en version intégrale sur le site du ministère.

👉 Télécharger le guide ministériel MAM 2026 

Il est recommandé de lire le document complet avant tout dépôt de dossier d’agrément MAM 2026 afin de vérifier les exigences actualisées, les annexes qualité, les aides et les obligations de sécurité.

📋 En résumé – Guide MAM 2026

En février 2026, le ministère des Solidarités a publié une mise à jour du guide « Créer une maison d’assistants maternels ».
Pas de révolution juridique, mais quatre évolutions majeures à retenir :

Territoire
La MAM s’inscrit désormais dans le service public de la petite enfance. La commune devient un acteur clé du projet, sans avoir pour autant d’obligation légale de soutien.

Projet d’accueil
Il ne se rédige plus uniquement pour la PMI. Il doit montrer concrètement comment l’équipe applique la charte nationale et le référentiel qualité au quotidien.

Budget
La viabilité économique est analysée dès le départ. Budget prévisionnel, aides CAF/MSA et choix du statut juridique doivent être anticipés avant l’ouverture.

Équipe
Le fonctionnement collectif est désormais examiné lors de l’agrément : règlement intérieur, délégation d’accueil et gestion des désaccords sont attendus et évalués.

Des réponses à vos questions

FAQ

Non, le guide ministériel MAM février 2026 ne crée pas de nouvelles obligations majeures. Il met à jour le cadre existant et précise comment les règles actuelles s’appliquent dans le contexte du service public de la petite enfance (SPPE).

Pas forcément plus difficile, mais plus structuré. Créer une MAM en 2026 demande un projet mieux préparé : diagnostic territorial, budget prévisionnel réaliste, travail d’équipe formalisé et projet d’accueil solide.

La commune devient un acteur central. En tant qu’autorité organisatrice de l’accueil du jeune enfant (AOJE), elle recense les besoins, élabore une stratégie des modes d’accueil et peut soutenir ou orienter les projets de MAM, bien que cela reste à son appréciation et ne constitue pas une obligation légale d’accompagnement matériel ou financier.

Oui. Le projet d’accueil reste indispensable pour l’agrément PMI MAM. Il doit désormais montrer clairement comment la MAM applique la charte nationale d’accueil du jeune enfant et le référentiel national qualité.

Ce n’est pas toujours une obligation juridique, mais créer une association loi 1901 pour une MAM est souvent recommandé. Elle facilite la gestion collective et l’accès aux aides CAF ou MSA.

Plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés selon la situation : aide au démarrage, PIAJE (Plan d’investissement pour l’accueil du jeune enfant), prime d’installation, fonds publics et territoires, ou encore prêts comme le PALA. Un contact précoce avec la CAF ou la MSA est essentiel.

Une maison d’assistants maternels peut accueillir jusqu’à 20 enfants au maximum, dont 16 de moins de 3 ans, dans la limite des agréments individuels cumulés, de la capacité du local et des dispositions précisées dans le guide ministériel de février 2026. En pratique, la capacité réelle dépend toujours du nombre d’assistantes maternelles agréées et des autorisations délivrées par la PMI.

La délégation d’accueil n’est pas imposée, mais lorsqu’elle est mise en place, elle doit être formalisée par écrit, expliquée aux parents et sécurisée par une assurance adaptée. Chaque professionnelle concernée doit vérifier que sa responsabilité civile professionnelle couvre explicitement les enfants accueillis en délégation. Elle fait partie des éléments examinés lors de l’agrément.

Aujourd’hui, il est possible d’ouvrir et d’exercer seule dans une MAM, sous réserve d’un agrément spécifique délivré par le Conseil départemental. Le Code de l’action sociale et des familles permet désormais à une à six assistantes maternelles d’être regroupées en MAM, avec au maximum quatre présentes simultanément. Même lorsqu’elle débute en solo, la MAM reste juridiquement encadrée comme une structure collective : le projet, les locaux et l’organisation sont examinés par la PMI dans ce cadre.

Le délai pour créer une MAM varie selon les territoires et la complexité du projet. Entre le premier contact avec la mairie, la recherche ou l’aménagement du local, le montage du budget et l’instruction des demandes d’agrément par la PMI, il faut généralement compter entre six mois et un an.

Ce délai peut être plus court si le local est déjà identifié et conforme, ou plus long en cas de travaux importants ou de démarches administratives complexes. Anticiper les étapes et échanger tôt avec la commune, la CAF ou la MSA permet de sécuriser le calendrier.

Une MAM regroupe des assistantes maternelles qui exercent de manière indépendante dans un même local, chacune restant liée par un contrat individuel avec les parents employeurs. À l’inverse, dans une crèche familiale, les professionnelles sont salariées d’une structure gestionnaire (souvent une collectivité ou une association) qui emploie les assistantes maternelles. Le cadre juridique, l’employeur et l’organisation diffèrent donc profondément entre ces deux modes d’accueil.

Le règlement intérieur MAM n’est pas un simple document formel. Il est fortement attendu lors de l’agrément et constitue un repère essentiel pour l’équipe et pour les familles.

Il aborde généralement l’organisation quotidienne (horaires, gestion des absences, modalités d’accueil), les règles de fonctionnement collectif, la délégation d’accueil, la gestion des désaccords et les modalités d’information des parents. Les attentes précises peuvent varier selon les territoires et les pratiques de la PMI.

Un règlement intérieur clair, cohérent avec le projet d’accueil et expliqué aux familles sécurise le fonctionnement de la MAM et facilite l’évaluation par la PMI.

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